Parabole du festin : l’homme quittera sa mère (nourricière)

Un roi célèbre les noces de son fils. Il invite les hommes sans condition. Il les invite comme ils sont.

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"Es-tu prêt à m’ouvrir ton coeur ? A accueillir mon amour comme un enfant ?"

Les invités ne sont pas des enfants mais... des adultes qui commencent leur vie d’adulte. L’un vient de se marier, un autre vient d’acheter des boeufs - il entre dans la vie active.

Des adultes qui s’identifient à leur fonction sociale au point de décliner l’invitation du roi.

Devenir comme un enfant, ce serait renoncer à mes masques de protection, de perfection... abandonner mes sécurités... être nu sous le regard de Dieu. Catastrophe ! "Les chrétiens peuvent avoir peur de la gratuité de Dieu », analyse François

Les estropiés, eux, sont démunis. Souvent "intouchables" dans nos familles, nos églises...
Difficile d’oser la confiance mais une invitation peut tout changer...

Je suis tout petit... et si c’était ma chance ?

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La voie d’enfance c’est me laisser aimer comme je suis... Plus facile à dire qu’à vivre...

Car depuis tout petit nous avons revêtu une personnalité pour correspondre aux attentes de nos parents.
Avec des conséquences à l’adolescence : difficultés à accueillir notre corps en mutation, à vivre notre masculinité
si nous sommes restés captifs du regard de notre mère. Là où un ravin se creuse (place du "je" de l’enfant,
équilibre père/mère), une montagne s’installe : besoin de contrôler, de posséder, de séduire...
autant de moyens de se sécuriser, de prouver que nous sommes dignes d’amour.

Marcel Van : "Vraiment Jésus, quand je me trouve sous les yeux du monde, je ne sais que craindre
et avoir honte, tandis que sous ton regard, je me sens libre, joyeux et je retrouve tout mon naturel".

Une guérison s’avère nécessaire pour retrouver un coeur sans rempart, un coeur ouvert à l’amour.

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"Les erreurs diaboliques seront détruites", a prédit Marthe Robin : l’amour de Dieu se fraiera un chemin à travers nos enfermements. Il mettra en lumière des aspects cachés de notre personnalité, les blessures des premiers mois de la vie. Dans ce "ventre" amoureux, nous serons enfantés à une vie nouvelle, si du moins nous sacrifions le "vieil homme" en nous avec son enveloppe maternelle, comme la chenille se désagrège pour devenir papillon.

Finalement les invités - des hommes - sont restés des enfants attachés à leur mère, qui veulent séduire leur mère avec leur réussite sociale. Celui qui vient de se marier veut prolonger le lien maternel. Ils sont prisonniers du regard de leur Mère (Eve), un regard tantôt accusateur, tantôt séducteur. Ces fils modèles vivent avec la crainte - de décevoir, de perdre l’amour - ;
mais ce lien leur confère une sécurité morale et affective.

Le fils cadet a cru en l’amour de son Père, il se laisse aimer.
Le Père le revêt du vêtement de noces qui est une union intime avec lui.

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Dans cette parabole, ce n’est pas la sévérité du maître qui est pointée, mais la responsabilité des hommes : ce sont eux qui s’excluent de la communion avec Dieu en raison de leur dureté de coeur. Dureté de coeur quand nous nous fermons au pardon Mt 6,15 et refusons la prodigalité du père envers les ouvriers de la dernière heure.

L’amour est don, l’amour est imprévisible ; il fait fi des convenances, une fois de plus. Arrive un homme qui n’a pas le vêtement de noces.

D’entrée de jeu le roi le fait entrer dans son amitié, dans sa communion d’amour. Mais l’invité ne saisit pas cette chance. Il prend la question du roi pour une accusation. Il est honteux sous le regard des premiers invités. Il aurait pu dire :
« tu es venu chercher les petits, les faibles, me voici. J’ai confiance en ton amour ».
Par son silence, il se ferme à l’amour et ce faisant, se condamne lui-même. Il commet le péché contre l’Esprit, "qui n’est pardonné ni dans ce monde, ni dans l’autre Mt 12,31".

"A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera"

A rebours de cette chute pessimiste, l’annonce de Marie à Fatima semble signifier qu’à la fin du monde, de "l’autre monde", le coeur de tous les hommes resplendira de l’Amour de Dieu, la peur sera vaincue :

« l’amour parfait chasse la crainte » 1 Jn 4,18

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"Si l’on disait aux damnés : Pourquoi êtes-vous en enfer ? Ils répondraient : Pour avoir résisté au Saint-Esprit. Si l’on disait aux saints : – Pourquoi êtes-vous au ciel ? Ils répondraient : Pour avoir écouté le Saint-Esprit." Saint Curé d’Ars

"Le diable essaiera de se servir des blessures de la vie, voire de vos propres fautes, pour vous persuader qu’il n’est pas possible que Jésus vous aime réellement."
Mère Teresa

"Estimer que sa misère est plus grande que ma miséricorde, voilà le péché irrémissible, qui n’est pardonné ni en ce monde ni dans l’autre. Aussi, le désespoir de Judas fut-il plus offensant pour moi et plus douloureux pour mon Fils, que sa trahison elle-même." Catherine de Sienne, Dialogue, chap. 38

« Epargne-moi les remords de Judas, rentrant en lui-même pour ne plus en sortir, épouvanté et désespéré devant son péché. Accorde-moi le repentir de Pierre,
rencontrant le silence de ton regard plein de tendresse et de pitié. » Saint Augustin

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