Parabole du festin : l’homme quittera sa mère (nourricière)

Un roi célèbre les noces de son fils. Il invite les hommes sans condition. Il les invite comme ils sont.

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"Es-tu prêt à m’ouvrir ton coeur ? A accueillir mon amour comme un enfant ?"

Mais les invités se nourrissent eux-mêmes ; avec leur activité agricole, leur commerce.

Pour François, les "chrétiens peuvent avoir peur de la gratuité de Dieu".

Peur de perdre leurs sécurités, leurs masques de protection, de perfection...
Peur de retrouver leur nudité initiale... "J’ai eu peur, je me suis caché".

Les estropiés, eux, sont démunis. Souvent "intouchables" dans nos familles, nos églises...
Difficile d’oser la confiance mais une invitation peut tout changer...

Je suis tout petit... et si c’était ma chance ?

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La voie d’enfance c’est me laisser aimer comme je suis... Plus facile à dire qu’à vivre...

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Car dès notre plus jeune âge nous avons été modelés par le regard de notre entourage, parfois tenus prisonniers de ce regard. Avec des répercussions à l’adolescence : difficultés à accueillir notre corps en mutation, à prendre notre place. Là où un ravin se creuse (place du "je" de l’enfant, équilibre père-mère), une montagne s’installe : besoin de contrôler, de posséder, de séduire... Pour Mgr Aupetit, cette image idéale de soi s’élabore en lien avec la mère- cf. la mère de Jacques et Jean demandant une "promotion" pour ses fils.

Les invités sont peut-être des enfants qui sont restés attachés à leur mère ; des petits garçons qui veulent séduire leur mère avec leur réussite sociale. Celui qui vient de se marier cherche sans doute à prolonger le lien maternel.

Marcel Van : "Vraiment Jésus, quand je me trouve sous les yeux du monde, je ne sais que craindre et avoir honte, tandis que sous ton regard, je me sens libre, joyeux et je retrouve tout mon naturel".

Une guérison s’avère nécessaire pour retrouver un coeur sans rempart, un coeur ouvert à l’amour.

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"Les erreurs diaboliques seront détruites", a prédit Marthe Robin : l’amour de Dieu se fraiera un chemin dans les méandres de notre psychologie. Il mettra en lumière des aspects cachés de notre personnalité, des blessures enfouies, des attachements mortifères.

Medjugorje, 18 mars 2013 : "Par l’amour qu’il a montré sur la croix, mon Fils vous a donné la possibilité que tout vous soit pardonné, afin que vous n’ayez pas à avoir honte, ni à vous cacher. Aussi, mes enfants, réconciliez-vous avec le Père Céleste, ouvrez vos coeurs à son amour, afin de commencer à vous aimer vous-mêmes comme mon Fils vous aime. Quand vous commencerez à vous aimer vous-mêmes, vous aimerez les autres, vous verrez en eux mon Fils et vous reconnaîtrez la grandeur de son amour."

Le fils cadet a cru en l’amour de son Père, il se laisse aimer.
Le Père le revêt du vêtement de noces qui est une union intime avec lui.

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Ce fils peut crier "Abba ! Père" de tout son coeur. Il a accueilli l’Esprit Saint qui enfante notre coeur à une vie nouvelle, comme une mère.

Les premiers invités sont "durs de coeur" ; ils se sont bouché les yeux/oreilles Mt 10,13. Orgueil de Pierre le Jeudi Saint refusant que l’amour de Dieu se répande sur son humanité "brute", son indignité ? Ou bien blessure psychologique qui a freiné l’oeuvre de la Grâce en nous ?

Toujours est-il que le roi ne se résout pas à cet échec. Il fait fi des convenances, une fois de plus. Arrive un homme qui n’a pas le vêtement de noces.

D’emblée le roi le fait entrer dans son amitié, sa communion d’amour. Mais l’invité ne saisit pas cette aubaine. Il est honteux d’être le "dernier de la classe"... Il prend la question du roi pour une accusation. Il aurait pu dire : « tu es venu chercher les petits, les faibles, me voici. J’ai confiance en ton amour ».

Son silence représente sûrement la honte, l’inconscient, le lien avec la mère. Par ce silence, il se ferme à l’amour et ce faisant, se condamne lui-même. Il commet le péché contre l’Esprit, "qui n’est pardonné ni dans ce monde, ni dans l’autre Mt 12,31".

"A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera"

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A rebours de cette chute pessimiste, l’annonce de Marie à Fatima semble signifier qu’à la fin du monde, de "l’autre monde", le coeur de tous les hommes resplendira de l’Amour de Dieu, la peur sera vaincue :

« l’amour parfait chasse la crainte » 1 Jn 4,18

"Si l’on disait aux damnés : Pourquoi êtes-vous en enfer ? Ils répondraient : Pour avoir résisté au Saint-Esprit. Si l’on disait aux saints : – Pourquoi êtes-vous au ciel ? Ils répondraient : Pour avoir écouté le Saint-Esprit." Saint Curé d’Ars

"Le diable essaiera de se servir des blessures de la vie, voire de vos propres fautes, pour vous persuader qu’il n’est pas possible que Jésus vous aime réellement."
Mère Teresa

"Estimer que sa misère est plus grande que ma miséricorde, voilà le péché irrémissible, qui n’est pardonné ni en ce monde ni dans l’autre. Aussi, le désespoir de Judas fut-il plus offensant pour moi et plus douloureux pour mon Fils, que sa trahison elle-même." Catherine de Sienne, Dialogue, chap. 38

« Epargne-moi les remords de Judas, rentrant en lui-même pour ne plus en sortir, épouvanté et désespéré devant son péché. Accorde-moi le repentir de Pierre,
rencontrant le silence de ton regard plein de tendresse et de pitié. » Saint Augustin

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