Vocation : une partition qui s’écrit à plusieurs mains

Sœur Lucie Licheri : “Le choix de l’abstinence n’est jamais dénué de motivations inconscientes”
(2è partie : abstinence et religion)

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Ivanka, voyante de Medjugorje (page 8) : "Dieu nous a donnés à tous la liberté de choisir le chemin que nous voulons. S’Il avait voulu que je devienne une sœur, Il m’aurait donné l’appel, et ainsi j’aurais su comment aller sur ce chemin. (...)
Dieu m’a donné la grâce de pouvoir donner naissance à des enfants. J’ai pu les élever pour les aider à se tenir sur leurs jambes, les aider à devenir de bons êtres humains, pour qu’ils soient un témoignage pour Dieu. Aujourd’hui, ma famille connaît de bons moments, et il y a aussi des chutes. Mes enfants sont exactement les mêmes que les vôtres". + article § 5

Emmanuel Gobilliard, prêtre du diocèse du Puy-en-Velay, est devenu évêque auxiliaire de Lyon en 2016. "Le célibat est une croix. Ne pas avoir d’enfant est une vraie souffrance", confesse-t-il dans le journal qu’il a tenu pendant son année sabbatique à Madagascar, en 2011.

"En entrant au séminaire, j’ai été attiré par la vocation sacerdotale et j’en ai accepté le célibat parce que je n’avais pas le choix... Heureusement que l’Eglise ne m’a pas donné le choix,
sinon je ne l’aurais pas choisi. Je n’en aurais pas goûté toutes les richesses et je n’aurais pas pu
exercer mon ministère avec autant de bonheur."

Ce sont des rencontres avec les plus pauvres, ainsi qu’une expérience d’isolement et de repos forcé
à la semaine sainte 2012, qui l’ont aidé à accepter son célibat du fond du coeur.

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"Je me souviens très bien du jour où j’ai à la fois compris et accepté mon célibat. J’étais déjà prêtre. C’était à l’hôpital Spallanzani, à Rome, hôpital de phase terminale des maladies infectieuses où j’étais aumônier. Mario, auprès de qui je me trouvais, était en train de mourir du sida. Un jour, me regardant bien dans les yeux, il m’a dit : « je crois avoir compris le célibat des prêtres ! » Du tac au tac, je lui ai répondu : « Eh bien explique-moi parce que moi, je n’ai pas tout compris ! » Il a réfléchi et paisiblement il m’a dit : « quand tu es là, je me repose dans ton cœur ! » Je n’avais toujours pas compris, alors je lui ai demandé des explications. Il a ajouté : « Quand les dames de la croix rouge viennent, ce n’est pas pareil ! Elles sont mariées, elles ont des enfants et des petits-enfants, et je suis content qu’elles prennent de leur temps pour venir me voir. Je les trouve généreuses. Quand toi, tu viens, je trouve cela normal ! Il n’y a personne dans ton cœur que tu dois aimer plus que moi lorsque tu es à côté de moi. Ton cœur est libre d’être pour moi tout seul, et c’est cela qui me repose. Quand tu viens, j’ai l’impression d’être vraiment important, je sais que, au moment où tu es dans cette chambre d’hôpital, il n’y a personne qui, pour toi, soit plus important que moi. »

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"C’est dans la faiblesse, dans ma faiblesse que Dieu se donne. Il se sert de mon cœur blessé… blessé par ce célibat que bon an mal an je choisis, progressivement, difficilement, parce qu’il révèle une source, la source cachée du Dieu qui se donne par le cœur transpercé du Christ en croix. "(...)

Article paru dans la Croix :

http://www.la-croix.com/Religion/La-croix-du-celibat-et-les-richesses-du-ministere-par-le-recteur-de-la-cathedrale-du-Puy-en-Velay-2015-10-06-1365283

Lire le texte complet ici :

http://www.cathedraledupuy.org/vie-de-la-cathedrale/actualites/le-celibat-est-un-dur-combat-c2019est-aussi-un-beau-combat

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