Avec le jeune homme riche, ouvrir nos coeurs au don de l’amour

Ce n’est pas tant la richesse matérielle qui constitue un danger le jeune homme riche, que sa volonté de maîtrise. Lois et règlements, il les applique à la lettre. Il a coché toutes les cases de la piété.

Jésus ouvre une brèche dans cette suffisance : il pose son regard sur lui.

La vie éternelle commence aujourd’hui lorsque je me laisse aimer.

L’homme qui voulait être saint par sa vertu doit commencer par ouvrir les mains au don de l’amour : "Celui qui n’accueille pas le Royaume à la manière d’un enfant n’y entrera pas".

Celui qui expérimente l’esprit d’enfance vit sans calcul car il attend tout de Dieu, explique le pape François. Il est ouvert aux surprises de Dieu. Pour Christian Venard, la sainteté est ce chemin que nous n’avions pas prévu.

Mais l’homme s’accroche à son idéal, ses calculs. « La gratuité est si grande qu’elle fait peur », affirme François.

Face à Lazare (Dieu sauve), le riche fonctionne aussi en circuit fermé. Plus que sa richesse matérielle, c’est sa peur (de l’avenir, des autres) et sa suffisance qui constituent son enfer(mement).

Pour les hommes, c’est impossible...

"Au soir de cette vie, je paraîtrai devant Dieu les mains vides".

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C’est à partir de cet amour gratuit que je vais aimer les autres, mettre en pratique la Loi d’amour.

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Suivre Jésus en mission, c’est tout recevoir du Père et de nos frères.

Jésus est le pauvre par excellence, il reçoit la bonté de son Père (Dieu seul est bon).

Il mendie l’amour de la samaritaine et du bon Larron. S’émerveille de l’élan d’amour
qui anime le centurion romain et la femme syro-phénicienne.

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L’homme religieux fait des choses pour Dieu, mais l’aime-t-il ?

"Aimer c’est tout donner et se donner (=se livrer) soi-même."

Dans la spiritualité carmélitaine, l’abandon est la perfection de l’amour.

"Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement."

Nos consolations spirituelles sont destinées aux pauvres, comme Jésus l’a dit à Van :

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De Jésus à Van : "Par cette expression « vendez », je veux dire qu’il faut tout offrir à la Trinité, et après avoir tout offert, consentir à tout donner en aumône aux âmes, sans rien se réserver. Il suffit que tu offres sans cesse à l’Amour toutes les grâces reçues, toutes tes œuvres, toutes tes respirations, tout ce que tu fais par amour pour moi, afin que l’Amour le distribue aux âmes. C’est là la vraie pauvreté de cœur, la vraie pauvreté que j’ai moi-même pratiquée. De ma naissance à ma mort, mes moindres actions - fût-ce même un soupir -, j’en ai volontiers donné tout le mérite aux âmes. Si une âme avait l’intention de se réserver quelque chose, il est certain qu’elle ne pourrait pas me suivre, car tôt ou tard, l’orgueil naîtrait dans son cœur » (L’amour me connaît, P. Marie-Michel, page 190-200)

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