« Donne-moi à boire » : l’évangélisation selon François

A rebours d’un triomphalisme souvent de mise, François exhorte l’Eglise à être « pauvre pour les pauvres ». N’est-ce pas la feuille de route donnée par Jésus ?

Demander à boire c’est exposer notre fragilité. Ce dénuement permet à l’autre de lâcher ses peurs et les rôles qu’il joue pour se protéger.

La rencontre véritable n’est-elle pas la rencontre de deux pauvretés ? Philippe Pozzo di Borgo.

Quelque soit notre milieu d’origine, soyons des "mineurs" comme st François pour accueillir la richesse des autres.

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Focus sur la Samaritaine.

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Cette femme était vraiment pauvre, instable dans sa vie affective. Déçue par tant d’échecs, humiliée dans sa communauté, elle se rend au puits au plus chaud de la journée, espérant éviter les regards réprobateurs. Jésus a soif lui aussi, soif d’amour écrit sainte Thérèse. Etre dépendant, vulnérable comme un enfant.

« Voilà donc tout ce que Jésus réclame de nous, il n’a point besoin de nos œuvres, mais seulement de notre amour (...) En disant : « Donne-moi à boire », c’était l’amour de sa pauvre créature que le Créateur de l’univers réclamait. Il avait soif d’amour…"
Thérèse de Lisieux (Ms B, 1v)

La soif de Jésus libère des fleuves d’eau vive dans le coeur de la samaritaine ; la pauvreté matérielle et spirituelle est la condition la mission.

"Evangéliser c’est favoriser la rencontre des coeurs avec le Seigneur", a commenté le pape François à propos de la visite de l’apôtre Pierre chez le centurion Corneille.

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« Et nous, a-t-il interrogé, comment nous comportons-nous avec nos frères, surtout avec ceux qui ne sont pas chrétiens ? Sommes-nous un obstacle pour la rencontre avec Dieu ? Faisons-nous obstacle à leur rencontre avec le Père ou la favorisons-nous ? »

Pierre devient « témoin de ce processus de “fraternisation” que l’Esprit veut déclencher dans l’histoire » et s’ouvre à l’universalité du salut, a expliqué le pape. En effet, la vision qu’il a eue auparavant, est une « provocation divine » qui suscite en lui « un changement de mentalité » : il « n’évalue plus les événements et les personnes selon les catégories du pur et de l’impur », mais il apprend « à aller au-delà, pour regarder la personne et les intentions de son coeur ».


André Daigneault, Le prêtre du 3è millénaire : un prêtre au coeur transpercé. PP. 138-139

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