Une "desperate housewife" découvre les feux de l’amour

Femme abandonnée
La vie de Thérèse fut marquée par les séparations : décès de sa mère lorsqu’elle a quatre ans,
entrée de ses sœurs au couvent, placement de son père en hôpital psychiatrique…
Sensible à l’extrême, son enfance à Lisieux se déroule dans un climat de tristesse,
malgré l’affection profonde qui la lie à ses soeurs et son père. Les scrupules qui l’assaillent
n’entament pas sa foi en un Dieu aimant. Elle entre au Carmel à 15 ans.

Femme au bord de la crise de nerfs
Sa vie au carmel s’écoule dans la foi nue : « La sécheresse était mon pain quotidien » MsA, 73v.
« Ne croyez pas que je nage dans les consolations, oh non ! Ma consolation c’est de n’en pas avoir
sur terre » Ms B 1r. Ce sentiment d’abandon culmine avant sa mort, lorsque pendant dix-huit mois,
l’amour de Dieu la quitte. Dans cette désolation extrême, elle comprend de l’intérieur les non-croyants
et les appelle ses frères. Auprès de ces personnes, la carmélite veut être un flambeau, celui de
"la charité qui doit réjouir tous ceux qui sont dans la maison, sans excepter personne".

Femme amoureuse
Thérèse aspire à aimer et à être aimée. Mais son désir se heurte à ses faiblesses, ses blessures :
« Comment une âme aussi imparfaite que la mienne peut-elle aspirer à posséder la plénitude de l’amour ? »