La vraie joie selon saint François (la vérité vous rendra libres)

François d’Assise est souvent décrit comme le saint de la joie. C’est oublier que la joie franciscaine est toujours mêlée de larmes. Dans le fameux récit de la "joie parfaite", François met en scène un frère affamé et frigorifié, que le frère portier refuse d’accueillir en plein hiver et qui pourtant reste intérieurement paisible.
« Tous les maîtres de Paris sont venus à l’Ordre ; ce n’est pas la vraie joie. De même, tous les prélats d’outre-monts, archevêques et évêques ; ce n’est pas la vraie joie ; de (...)

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Marche sur les eaux : laisser Jésus venir à moi dans la nuit de la foi

La nuit, la mer, le vent... Ce décor pourrait symboliser la nuit de la foi telle que Jean de la Croix l’a présentée.
Un autre élément vient appuyer cette interprétation : dans la nuit de la foi, je dois renoncer à trouver Dieu par mes efforts. Il faut que je laisse Dieu venir à moi, faire son oeuvre en moi. N’est-ce pas aussi l’expérience de Pierre (Mt 14,22-33) ?
“L’âme doit bien savoir ceci : elle a beau ne pas sentir qu’elle marche, elle avance beaucoup plus que si elle mettait ses pieds en (...)

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Avec l’eucharistie, devenir une âme embrasée d’amour

Le Christ nous laisse l’Eucharistie « dans un but bien précis : que nous puissions devenir un avec Lui », a affirmé le pape François dans son allocution avant la prière de l’angélus dimanche 16 août.
Pour le pape Benoît XVI, « l’Eucharistie est une « Pentecôte perpétuelle », parce que chaque fois
que nous célébrons la Messe, nous recevons l’Esprit Saint qui nous unit plus profondément au Christ
et qui nous transforme en Lui. » Exhort. apost. Sacramentum caritatis, n. 17
Chaque communion est une mini-Pentecôte
Saint (...)

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Laisser pousser notre ivraie avec ste Thérèse

« Experte en humanité », Thérèse de Lisieux recommande d’accueillir avec bienveillance
les tentations dans le domaine de la sexualité.
"C’est étonnant comme les âmes perdent facilement la paix à propos de cette vertu [la chasteté] ! Le démon ne l’ignore pas : c’est pourquoi il les tourmente tant à ce sujet. Et pourtant, il n’y a pas de tentation moins dangereuse que celle-là. Le moyen de s’en délivrer, c’est de les regarder avec calme, ne pas s’en étonner, encore moins les craindre. Habituellement, à la (...)

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L’unité dans la diversité

Jésus a prié pour l’unité entre les hommes, Marthe Robin a dit que la nouvelle Pentecôte conduirait
à « l’union des cœurs et l’unité des peuples ». L’unité, est-ce la suppression des différences ?
Dans son testament, Christian de Chergé écrit que « la joie secrète de l’Esprit sera toujours
d’établir la communion en jouant avec les différences ». Autrement dit, l’Esprit réalise l’unité
en créant de la différence et en jouant avec les différences.
Souvenons-nous de l’épisode de la tour de Babel : tout le monde (...)

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L’union à Dieu racontée par des oiseaux

Guidés par la huppe de Salomon, les oiseaux, métaphores de l’âme, partent en quête de Sîmorgh, oiseau mythique, manifestation du Divin. Tant par sa forme (poésie) que sa thématique (union à Dieu), le Cantique des oiseaux, chef d’oeuvre de la littérature persane, est à rapprocher du Cantique des Cantiques de la Bible. Qui plus est, ce texte mythique fait apparaître des convergences évidentes entre le soufisme et la spiritualité carmélitaine : est notamment souligné le rôle de l’amour dans la divinisation (...)

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Vierges sages : "quand il viendra, trouvera-t-il l’amour sur la terre ?"

Le passeport pour le Royaume des cieux, c’est l’Amour ; non un amour humain, mais un amour divin. Les 10 âmes de la parabole sont "christophores", illuminées dans leur profondeur par la Flamme d’amour qui est la vie même de Dieu : « La virginité de la chair appartient à un petit nombre, la virginité du cœur doit être le fait de tous. » Saint Augustin.
Les vierges sages s’endorment mais leur coeur veille : il demeure dans l’Amour.
Elles ont recherché cet Amour comme un trésor pendant leur vie sur terre (...)

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Marthe et Marie : "en dehors de moi vous ne pouvez rien faire" Jn 15,5

Marthe s’agite. Ce n’est pas qu’une question de stress. Son coeur est inquiet,
sollicité par l’intendance de la maison.
Jésus ne demande pas à Marthe de renoncer à son travail, à ses obligations matérielles.
Le Royaume n’est pas une fuite de nos responsabilités.
Il nous dit qu’au coeur de l’action nous pouvons avoir un coeur qui veille, qui repose en Dieu. Encore faut-il prendre le temps de nourrir cette intimité.
Là où est ton trésor...
Commençons par ouvrir notre coeur comme une fleur s’ouvre à (...)

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Un amour fort comme la mort (l’amour agapé)

Quand saint Jean affirme que "Dieu est amour", il dit en fait "Dieu est agapé". Ce mot souligne la dimension kénotique de l’amour. La kénose est l’effacement de soi face à l’autre : non pas moi mais toi. Non affirmation de soi mais émerveillement et enrichissement face à l’autre. C’est l’agapé du Christ qui s’est anéanti lui-même jusqu’à la mort sur la croix (Philippiens 2:5-8).
L’amour comme effacement, comme mort à soi-même.
La notion d’effacement est très présente dans la mystique juive. Selon la (...)

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Nuit de l’esprit : quand Dieu nous soumet à la tentation

« O nuit qui m’as guidé ! O nuit plus aimable que l’aube ! O nuit qui as uni l’amant et l’amante ! »
La nuit représente l’action du feu qui imprègne d’abord la surface de l’âme (sensibilité, intelligence) puis ses profondeurs.
Ce feu a d’abord une action bienfaisante, qui réchauffe l’âme à travers de multiples consolations. Ensuite il plonge l’âme dans l’obscurité, afin que le bois devienne feu lui-même.
« Voyez comment le feu embrase une bûche de bois. D’abord il la dessèche, d’où cette âcre fumée (...)

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Tous ensemble nous sommes l’image du Christ

"Moi en eux... pour qu’ils parviennent à l’unité" : C’est Jésus, présent dans les coeurs
à travers les flammes de son Amour, qui réalise l’unité.
Saint Paul écrit qu’au terme de l’histoire nous formerons un seul Homme nouveau (Eph 2,15) comme si l’unité était si forte que nous puissions parler à ce moment-là d’un Homme, alors que l’humanité est faite d’une foule immense de personnes.
"Au terme de la construction du Corps du Christ, nous devons parvenir, tous ensemble, à ne faire plus qu’un dans la (...)

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